Les chiffres de l’e-commerce progressent en France

L’e-commerce poursuit sa marche en avant en France avec une nouvelle année de croissance en 2017. Porté par l’élargissement de l’offre, le chiffre d’affaires du secteur a augmenté de 14.3% par rapport à 2016. Les analystes annoncent d’ores et déjà que la croissance sera encore au rendez-vous en 2018.

Hausse du chiffre d’affaires, mais baisse du panier moyen

Les Français ont dépensé 81.7 milliards d’euros sur Internet en 2017 selon la Fédération de l’e-commerce et de la vente à distance. Cela représente une croissance de 14.3% par rapport à 2016 où le chiffre d’affaires a atteint 72 milliards d’euros.
L’e-commerce continue de gagner du terrain, les Français continuent de s’approprier le commerce électronique comme l’atteste l’augmentation continue du chiffre d’affaires depuis plus de 10 ans. En 2017, il a atteint 81.7 milliards, soit pratiquement le double de celui de 2012 avec 45 milliards. Une fois de plus, c’est le dynamisme du secteur qui a tiré les ventes.
En effet, l’offre a continué à s’élargir avec toujours plus de sites marchands, dont le nombre a augmenté de 10% en un an. Ainsi, les e-acheteurs français ont dépensé en moyenne 2 184 euros l’année dernière pour un total de 1.2 milliard de transactions réalisées, soit une croissance annuelle de 20.5%.
Seul ombre au tableau, la baisse du panier moyen à 65.5 euros en 2017 contre 70 euros en 2016. Cette baisse a toutefois été compensée par la hausse de la fréquence d’achat à 33 transactions en ligne par an, contre 28 l’année précédente. L’augmentation du chiffre d’affaires a été soutenue par 37 millions de Français cyberacheteurs. La Fevad a également expliqué le succès de l’e-commerce par une audience sur mobile en hausse comme l’atteste la progression de 38% de l’indice iCM qui mesure les ventes sur Internet mobile. En d’autres termes, les devices mobiles représentent actuellement près d’un tiers des ventes.
2017 a également vu un Black Friday et une période de Noel particulièrement fastes pour les e-commerçants. Si les périodes de fêtes de fin d’année sont surtout l’apanage du marché américain, il semble que les Français commencent à s’en approprier. Ainsi, les ventes de l’e-commerce français au quatrième trimestre 2017 ont progressé de 17.5% sur un an.
En se penchant par catégories, c’est le commerce en BtoB qui a connu la plus forte progression avec 17.5%, suivi des sites de vente en ligne de voyage et de tourisme avec +13%. Les sites de vente aux particuliers ont vu leur chiffre d’affaires augmenter de 9%.
Enfin, d’après les chiffres de la Fevad, les ventes sur les places de marché ont certes augmenté, mais moins rapidement que l’année dernière. L’indice qui mesure ces ventes a ainsi progressé de 15%. Actuellement, les places de marché constituent 29% du chiffre d’affaires du secteur.

De quoi 2018 sera faite ?

2018 devrait s’inscrire dans la tendance d’après la Fevad. C’est ce qui est sorti de l’étude de la fédération en collaboration avec le cabinet CSA Research. Chaque année depuis 2013, le Baromètre Fevad/CSA donne un aperçu de ce que sera le commerce en ligne en France dans l’année en mesurant les intentions d’un échantillon représentatifs des e-acheteurs. Cette étude est très attendue par les acteurs de l’e-commerce, car elle présente les nouvelles tendances et les attentes du public entre autres.
Bonne nouvelle pour le secteur, car le Baromètre prévoit une nouvelle croissance pour 2018 confirmant les résultats encourageants de 2017. Concrètement, 76% des internautes prévoient de dépenser autant qu’en 2017. Ils sont par contre 18% à envisager acheter davantage, dont 28% des 18-24 ans et 6% à acheter moins.
Comme chaque année, l’habillement sera le poste de dépenses principal avec 60%, suivi des produits culturels 52% et du voyage/tourisme 47% qui a progressé de 11%. Pour les autres intentions d’achat, on a les bons d’achat en magasin ou en ligne : 28%, les services de transport urbain individuel : 21%, les abonnements payants de musique en ligne : 14% et de films en ligne, 12%.
Une autre tendance qui va se maintenir cette année est l’utilisation du smartphone et de la tablette dans l’e-commerce. Si sur le front du taux d’équipement l’ordinateur de bureau reste en tête avec 96% (+1 point), le smartphone continue de grappiller du terrain avec 89% (+ 2 points). Bien que la tablette soit encore en deçà avec 67%, son taux d’équipement a progressé de 6 points. Ainsi, les e-acheteurs sont toujours de plus en plus nombreux à acheter via leur mobile. Cette tendance se vérifie surtout chez les 25-34 ans, les CSP élevées et les Parisiens/Franciliens.
L’utilisation du mobile va au-delà de la transaction proprement dite dans la mesure où le smartphone est également utilisé pour suivre les achats sur internet (61%), faire des recherches sur un produit (57%) ou encore localiser un magasin (52%).
Dans ce sens, les services émergents sur les smartphones sont particulièrement sollicités comme la commande vocale qui a déjà séduit 47% des e-acheteurs français pour des usages très variés, allant de la recherche sur les produits (29%) à l’achat en ligne (15%). Comme il faut s’y attendre, ce sont les plus jeunes, 18-24 ans qui sont les plus emballés avec 57%.
Concernant les exigences des e-acheteurs, la sécurité des transactions reste la priorité avec 62%. 56% ont par ailleurs indiqué la clarté des tarifs affichés (en hausse de 5 points), 45% une meilleure réactivité du service client (+8 points) et 31% l’authenticité des commentaires (+7 points).
En d’autres termes, les avis des autres internautes sont importants comme l’atteste le pourcentage des e-acheteurs qui consultent les commentaires avant de réaliser un achat : 70%. Ce sont surtout les femmes : 73%, les 18-24 ans : 81 ans, les 25-34 ans : 80% et les CSP élevées : 75% qui le font.
Cette enquête signée Fevad/CSA a été réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 1002 e-acheteurs de 18-74 ans constitué d’après la méthode des quotas. Les résultats constituent une mine d’informations pour les sites marchands. Il est important de savoir exploiter ces données pour plus d’efficacité. Dans ce sens, l’agence Futur Digital peut vous aider à adapter votre stratégie suivant les tendances du secteur.

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